Pim Pam Poum

Vous aimez la bande dessinée du XIXeme siècle qui dure encore aujourd’hui? Pour vous l´INA c’est l’Institut Nostalgique Actuel? Vous pensez que le podcast c’est bath? Celui-ci est fait pour vous!

Quand je lance un épisode de PimPamPoum et ben ça marche à tous les coups, je retrouve la petite boite de mon enfance au fond d’un carton de déménagement contenant une collection d’images qu’on trouvait dans le chocolat Poulain ou bien les vignettes Malabar, plein de trucs plus ou moins encombrants si on n’y fait pas gaffe et qu’on n’arrive pas à balancer. Une grosse bouffée de petits plaisirs futiles passés enrobée de rigolade entre potes. Un potecast, c’est d’ailleurs comme ça qu’il l’appellent leur bouzin. Herman et Arthur se retrouvent autour de leurs micros et d’un thème pour en faire une présentation à travers les âges jusqu’à aujourd’hui en égayant le tout de petits extraits sonores pas piqués des hannetons (si cette expression existe réellement, j’ai des doutes). Improvisé, semi-improvisé ou totalement écrit je n’en sais rien mais ça passe nickel. Le son est bon, le montage est bon, le ton est léger et détaché « à l’anglaise » (pareil, je sais pas si c’est clair mais moi ça me parle), tout est sujet à exploration. Le vouvoiement, la pratique de l’anglais, la bouffe, les vacances, peu importe le thème, on part d’une discussion informelle pour creuser un sujet à l’aide de saynètes entrecoupées d’illustrations sonores pointues, on est toujours agréablement surpris, impossible de deviner vers quoi la discussion va pencher mais c’est rigolo. C’est dingue, ça ne loupe jamais, c’est un podcast surprenant en tout points.

Informations pénibles mais pratiques:
Mensuel | Environ une demie heure |  iTunes | Soundcloud | Le site de Pim Pam Poum | Twitter | Facebook

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No fun

Si PNL vous évoque un journaliste de médiapart, Jul un dessinateur de presse et Kanye West une station balnéaire en Floride, ce podcast est fait pour vous! Alors hop hop hop, on dégage les idées reçues d’entrée, on n’est ni sur la libre antenne d’une radio rap avec un pré-grabataire en jogging qui bafouille son verlan au micro, ni coincé entre deux pitts et trois guetteurs dans le hall d’une tour de cité en banlieue, non.

Toutes les semaines Medhi Maizi s’entoure de ses chroniqueurs pour vous présenter ce qui se fait de bon dans le rap aujourd’hui, c’est moins une émission de news qu’un focus sur un artiste ou un album qui fait l’actu. On sort des clichés des cités et d’un vocabulaire faussement jeune (et toujours très gênant) pour s’intéresser à la musique et au parcours des artistes sans pour autant tomber dans un jargon hyper référencé qui rendrait le sujet hermétique. Non, même pour un univers désormais un peu loin de moi qui me suis arrêté aux Svinkels ou à TTC après avoir bouffé du NTM et du IAM comme tout le monde, le lien est toujours fait avec une influence ou un contexte qui me parle. Le rap US est également fortement représenté, du plus indé ou plus populaire, sous toutes ses formes et tous ses dérivés plus ou moins boursoufflés de vibes. La variété des chroniqueurs garantit un certain éclectisme, il y en a toujours un pour être plus fan qu’un autre (le principe des tables critiques) et pour tenter de nouveaux arguments face au bémol de l’un de ses partenaires. J’étais un peu largué et, je l’avoue, très sceptique sur les sorties rap récentes – tout ce qui marche est évidemment photocopié à l’infini jusqu’à l’écoeurement total- mais No Fun m’a ouvert les yeux : peu importe le genre musical, la bouillie mainstream et peu représentative qui s’insinue dans nos oreilles n’a rien à voir avec une quelconque forme de qualité. Il faut se tourner vers ceux qui savent.

Informations pratiques:
Hebdomadaire (tous les vendredis) | 20/30 minutes hors formats spéciaux | Le site de Binge Audio qui produit l’émission | Soundcloud | iTunes | Twitter | Facebook | Mehdi Maizi

 

Réf nécessaire

Si Colomb ne vous évoque qu’une partie du corps, Champollion une boisson sans alcool et Gengis Khan un financier libidineux, ce podcast est fait pour vous!

Premier avatar du label de podcasts Riviera Ferraille, le challenge était de taille pour joindre les rangs d’Henry Michel et de son Riviera Détente ! Le défi est relevé haut la main par Clément Andreoli, humoriste qui nous fait vivre l’Histoire par la voix de ceux qui l’ont faite.

Comédien hors-pair, muni de sa carte de bibliothèque et de Wikipedia, Clément retrace à la première personne les aventures des plus fameux personnages de notre histoire, le tout enrobé d’une production sonore aux petits oignons qui ne peut que tirer un peu plus sur les fossettes des poditeurs/trices. Les running-gags courent ainsi au fil des épisodes, quasiment aussi vite que la voix de Clément dans les aigus pour des parties « musicales » qui aident à faire passer le lourd fardeau de toutes ces informations capitales et, pour la plupart, véridiques. C’est chaque fois une véritable plongée au cœur de l’événement, loin du format didactique et pontifiant d’un cours magistral poussiéreux, ce serait plutôt comme balancer Stéphane Bern et Franck Ferrand en costume au cœur d’une scène de Sacré Graal. La réalité virtuelle n’est plus réservée aux jeux videos, entrez vraiment dans l’histoire avec vos gros sabots grace à Réf nécessaire!


Informations pénibles mais pratiques:

Tous les 15 jours (pendant la saison) | 15/20 minutes | Le site de Riviera Ferraille label de l’émission | Soundcloud | iTunes | Clément Andreoli sur twitter

Super ciné battle

Vous aimez les burins? Vous scotchez sur les veines sinueuses d’un beau marbre blanc? Ce podcast est fait pour vous.

Daniel Andreyev et Stéphane Bouley sont avant tout deux cinémaniaques mais sont également atteints du même toc que ma mère devant ses placards: ils font des listes. Ils ont mêlé ces deux passions en se lançant le défi d’établir le classement ultime du cinéma mondial décennie par décennie.

Les poditeurs proposent des listes de trois films qui sont ensuite décortiqués et débattus un par un par nos deux spécialistes afin de leur trouver une place adéquate dans le classement. Ils n’y peuvent rien ça leur est tombé dessus comme ça, c’est une mission divine. Moïse avait ses tablettes, eux ont LA liste gravée dans le marbre qui définira à tout jamais que Rabbi Jacob est largement supérieur à Solaris de Tarkovski (si, ils ont osé!).

On a du mal à croire que rien n’est préparé mais c’est pourtant ce qui se dégage de leurs échanges, ils connaissent leur vaste sujet sur le bout des doigts, n’ont aucun a priori sur les genres et rares sont les films qui ont échappé à leurs yeux de démiurges cinéphiliques. Ce n’est pas pour autant qu’ils sont d’accord sur tout, les négociations vont bon train pour accorder une place particulière au chouchou de l’un ou de l’autre et la déception de voir monter ou descendre certains films dans le classement fait le sel de la compétition. À l’écoute, on essaie d’y caser ses propres goûts sans être écœuré par un flot de culture indigeste et on se laisse prendre au jeu en ayant finalement envie de mater tous les films évoqués pour les découvrir ou les revoir en se disant que franchement, parfois, les dieux sont tombés sur la tête.

Informations pénibles mais pratiques:
Tous les 15 jours (si tout va bien) | De 1h30 à 2h (Ça dépend de l’excitation de Stéphane Bouley et de la lassitude de Daniel Andreyev) | Le site de Super Ciné Battle où retrouver LA master-list | iTunesTwitter | Daniel Andreyev | Stéphane Bouley | Facebook