L’école des FAQ

Vous aimez lever vos petites plaquettes? Vous aimez être en marche et le concept de start-up nation vous fout les poils? Ce podcast est fait pour vous.

On le sait très bien, de tout temps l’hom… depuis le tout début du commencement de l’émergence du format, le podcast est affaire de communauté. Ouverte hein bien sûr, on ne parle pas d’une secte mais bien de la communauté de poditeurs qui s’agrège autour un concept, d’une ambiance, de personnalités attachantes ou carrément charismatiques (bon, là, d’accord, dans ce dernier cas ça se rapprocherait un poil d’une secte, ok).
Le podcast « numérique et société » qui fait référence depuis des années (en tout cas pour moi) reste Studio 404 dont les membres ont mis cet esprit de communauté de leur public au centre de leur fonctionnement. Ainsi, de multiples projets sont nés dans leur sillage à l’initiative de gens qui traînent leurs guêtres sur le forum « De Qualiter » qu’ils ont mis en place pour faire patienter leurs fans entre deux numéros de leur podcast mensuel tant attendu.
L’école des faq et ses intervenants se sont lancés, ont doucement pris leurs marques au fil des numéros pour petit à petit se détacher de l’inspiration initiale et nous fournir leur version d’une émission numerique,  tech, société, mauvaise foi et rigolade tous les 15 jours avec des personnalités de plus en plus identifiables.
Après quasiment une saison entière de tâtonnements et d’expérimentations (toutes disponibles, c’est aussi l’intérêt d’entendre se construire une émission au fil des épisodes) la version actuelle du format décline comme suit:
Sept personnes se retrouvent régulièrement autour de la table virtuelle, avec parfois des invités, car ces gens sont très ouverts, polis et propres sur eux (quoiqu’à l’audio ce ne soit pas garanti et j’ai des doutes sur certains), mais les sujets ont été réduits à deux par émission histoire de ne pas en faire un podcast de nerds qui déblatèrent jusqu’à l’indigestion pendant trois heures. Ils laissent ainsi une plus grande place au débat efficace qui suit chacune des deux chroniques et c’est ce qui fait tout l’intérêt du podcast. Les sujets, qu’ils soient d’actualité, provoc ou déconne d’après l’angle pris par leur auteur sont ensuite passés à la moulinette de chaque intervenant. Les avis se croisent, on tombe d’accord ou pas mais sans jamais tourner à la foire d’empoigne. C’est ce qui fait le sel du format, une fois les voix et les profils identifiés, on sait à peu près vers quoi on va pencher mais on attend aussi les sorties plus ou moins perspicaces ou trollesques des antagonistes. Le tout en restant compréhensible, ici pas besoin d’une culture de geek ou de traîner un sac de références obscures issues du darknet pour comprendre le discours de gens confrontés comme nous tous à une société dans laquelle le numerique a des implications à tous les niveaux si l’on y regarde de plus près. L’école des faq, en abordant tous les sujets possibles, nous met dans les oreilles des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé ou que nous avons intégré sans nous en rendre compte.
Chaque podcast se termine désormais par un Tweet/Post/Like, séquence lors de laquelle chacun des chroniqueurs cite très brièvement un tweet, un article ou juste un truc qui l’a fait marrer sur le web et les réseaux sociaux.
Ils tiennent leur format, sont pertinents mais aussi à l’écoute et ouverts au public et à d’autres intervenants ou d’autres projet mais ça ce sera dans une autre note, c’est bon, j’ai fait trop long.
Voilà ce qui fait que je suis devenu autant accro à cette bande qu’à celle de leurs inspirateurs.

Informations pénibles mais pratiques:
Bimensuel | Entre 1h et 1h30 | site  | iTunes | SoundcloudTwitter | Facebook

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Parle à mon Luc

L’idée, que dis-je, le high-concept, trop compliqué à mettre en place à la base, et qui a finalement abouti aux podcasts « After Hate » et « Super Ciné Battle » prend enfin vie avec « Parle à mon Luc ». D’un simple commentaire audio des films Taxi entre Benjamin François et Daniel Andreyev nous avons franchi un gros level avec la mise en place de cette machine de guerre.
Les trois principaux acteurs du Robotics Podcast Universe (Daniel, Benjamin et Stéphane) se réunissent virtuellement pour visionner un film réalisé par môssieur Luc Besson (jeune réalisateur et scénariste d’environ 15 ans pour toujours) et branchent leurs micros. Un top au générique pour que les poditeurs se calent également sur le film et c’est parti. Un festival de vannes, un ping-pong d’anecdotes avec trois sources donc trois angles différents avec le déroulé du film en temps réel comme support. Le visionnage apporte un plus si on veut vivre le concept à fond mais n’est pas franchement nécessaire et se révèle parfois même frustrant quand ils ne parlent pas d’un détail qu’on relève nous-mêmes. Et puis faut pas déconner, j’ai testé avec un bout du « 5eme élément » mais pas avec « Jeanne D’Arc » on n’est pas venu là pour souffrir ok? La personnalité déjà appréciable et désormais connue des intervenants dans leurs autres podcasts prend toute son ampleur dans celui-ci puisqu’il dure donc le même temps que le film. On peut parler de courage si on considère la liste des œuvres qui les attend, voire même de folie puisqu’ils évoquent la possibilité d’élargir le concept à toute la « Bessonsploitation ».
De grands moments en perspective.

Informations pénibles mais pratiques:
Irrégulier | Selon la durée du film | siteiTunes | RSS | YouTube | Twitter | Facebook

Podcastore


Vous aimez les p’tits clous? Vous aimez les barrages en bois sur les rivières et porter une toque en moumoute? Ce podcast est fait pour vous.
Mis à part être une contraction de termes anglo-saxons pour faire un énième jeu de mots sur le média (on leur pardonne, en français ça aurait donné « baladopermarché » ou « baladopicerie », qui sont quand même super à chier il faut l’avouer), le podcastore s’est imposé comme LA référence des podcasts SUR les podcasts. En fait bah heu, ils étaient un peu là avant hein, pile au moment où il le fallait et comme ils ne faisaient pas trop de la merde et que les podcasteurs sont tous en manque de reconnaissance eeeeh ben ça a marché. Car oui, on peut le supputer, l’audience du podcastore était constituée à la base d’une majorité de podcasteurs qui, en manque d’outils statistiques pour s’entendre dire qu’ils avaient trois poditeurs de plus que l’autre con qui fait la même chose dans sa cave mais avec un micro qui grésille et un chien enfermé dans une pièce attenante qui résonne, se tournaient donc vers une émission qui leur faisait découvrir qu’ils n’étaient pas seuls. À la manière d’un forum jeux video qui fait s’aimer les trolls entre eux dans une haine commune de tout ce qui n’est pas mâle, blanc, boutonneux et les mains pleines de kleenex, le podcastore fait se rencontrer des podcasteurs passionnés par leurs bricolages audio et, miracle, l’audience grandit. Le public, non équipé de micros mais seulement de casques, semble peu à peu suivre ce joueur de flûte qui lui ouvre le chemin hors les murs des ondes habituelles vers un univers insoupçonné rempli d’autant de pâles copies que d’innovants concepts ou de pépites auditives. Les chroniqueuses et chroniqueurs (désolé pour les longueurs mais mon iPad n’a pas eu la mise à jour « écriture inclusive », je l’ai pas ce fichu point noir sur mon clavier) du podcastore font désormais le tri dans la meute grossissante du Podcast Indépendant Français (PIF) et nous présentent en un mini concours de popularité, un podcast chacun par émission dont un seul sera élu comme le plus attractif. Cette partie principale est généralement précédée par des podcanews qui, comme leur nom l’indique, présentent les dernières nouvelles du monde des podcasts et suivi par, oh surprise, un jeu de mot qu’ils n’ont pas fait mais comme je n’ai pas de race j’y vais: un Pod50, classement des contenus les plus écoutés et/ou ayant eu les meilleures progressions suivant un outil statistique en rodage permanent, souvent contesté, jamais égalé, tout du moins pas encore parce que Podtrac pointe son nez et qu’iTunes est censé bosser sa copie.
Bref, vous l’aurez compris, si vous voulez élargir votre bibliothèque de podcasts en suivant de bons conseils, vous tenir au courant de l’actualité podcastique ou écouter de ponctuels débats sur ce même univers, les liens sont ci-dessous.

Informations pénibles mais pratiques:
Bimensuel | Entre 35min (vieux épisodes) à 1h50 | iTunes | Podcloud | SoundcloudTwitter | Facebook