Parle à mon Luc

L’idée, que dis-je, le high-concept, trop compliqué à mettre en place à la base, et qui a finalement abouti aux podcasts « After Hate » et « Super Ciné Battle » prend enfin vie avec « Parle à mon Luc ». D’un simple commentaire audio des films Taxi entre Benjamin François et Daniel Andreyev nous avons franchi un gros level avec la mise en place de cette machine de guerre.
Les trois principaux acteurs du Robotics Podcast Universe (Daniel, Benjamin et Stéphane) se réunissent virtuellement pour visionner un film réalisé par môssieur Luc Besson (jeune réalisateur et scénariste d’environ 15 ans pour toujours) et branchent leurs micros. Un top au générique pour que les poditeurs se calent également sur le film et c’est parti. Un festival de vannes, un ping-pong d’anecdotes avec trois sources donc trois angles différents avec le déroulé du film en temps réel comme support. Le visionnage apporte un plus si on veut vivre le concept à fond mais n’est pas franchement nécessaire et se révèle parfois même frustrant quand ils ne parlent pas d’un détail qu’on relève nous-mêmes. Et puis faut pas déconner, j’ai testé avec un bout du « 5eme élément » mais pas avec « Jeanne D’Arc » on n’est pas venu là pour souffrir ok? La personnalité déjà appréciable et désormais connue des intervenants dans leurs autres podcasts prend toute son ampleur dans celui-ci puisqu’il dure donc le même temps que le film. On peut parler de courage si on considère la liste des œuvres qui les attend, voire même de folie puisqu’ils évoquent la possibilité d’élargir le concept à toute la « Bessonsploitation ».
De grands moments en perspective.

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The paupiette chaud

 


Vous aimez la crépine? Vous aimez les écharpes? Vous adhérez au slogan: « le gras c’est la vie »? Ce podcast est fait pour vous!
Vous avez remarqué que des fois, dès le titre, on sait plus ou moins à quoi on risque d’avoir à faire? Arrêtons-nous deux secondes sur cette figure de style ultra complexe qui donne son identité au podcast en question.
On est sur de la boucherie charcuterie française, une recette à base d’escalope de veau et de farce grasse culturellement emblématique de la richesse de notre belle cuisine, l’intitulé est relevé d’une touche anglo-saxonne pour en souligner le rayonnement international et d’un trait de sauce et d’humour pour napper le tout en tordant le cou à l’anglicisme attendu à l’oral pour revenir sur le sol de notre beau pays et servir le podcast à bonne température. Bref, vous l’aurez compris, nous sommes à la croisée de la finesse et du gras, le tout généralement très arrosé.
Farce grasse, je déconne pas, c’est vraiment le nom de l’ingrédient et on aurait pu s’arrêter là mais ç’aurait été trop réducteur pour ce podcast délirant.
Jean-Bat et Mass reçoivent à leurs micros quelques énergumènes parmi une tripotée de cinglés plus ou moins réguliers et, dès le début, on a l’impression d’atterrir dans Very Bad Trip, on ne sait pas comment les choses vont tourner, par contre on sait pourquoi.
La formule a pris ses marques et passe désormais par une présentation apéritive des attablés et se poursuit par quelques coups de cœur d’actualité dans tous les domaines. Comme pour le ton, le fond ne connaît pas de limites, on parle de tout ici et c’est la même chose pour le thème qui servira de liant à la sauce ou baignent ces paupiettes de chroniqueurs qui, une fois passés l’apéro et une discussion à bâtons rompus autour du sujet choisi, se lanceront dans une compétition sans merci pour gagner l’écharpe emblématique de l’émission.
Car oui, ce qui fait le corps de l’émission relève de la compétition acharnée pendant laquelle il est presque aussi difficile de comprendre l’établissement des scores que de répondre aux questions liées au thème du jour. Cette partie quizz, toujours sur le thème établi qui va du sport à la fin du monde en passant par la Lorraine et autres régions de France, porte sur des news insolites récentes, prétexte a divagations, jeux de mots et autres digressions qui donnent soif. Ça cause, ça rigole, ça cause, ça meurt de rire et forcément la langue sèche et paf, on boit. L’erreur.
Passées quelques séries de questions l’élocution en prend un coup, et eux aussi par la même occasion. Même si on peut avoir des doutes à cause des voix ou intonations de certains dès le début, ce n’est que beaucoup plus tard que se révèle le degré de fatigue des invités qui, après moult rigolades et délires improvisés achèvent héroïquement le podcast, toujours vivants, toujours debout, en donnant collectivement un titre à l’émission dans la joie du barbarisme et l’amour de la langue.
Ô paupiette.

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