The paupiette chaud

 


Vous aimez la crépine? Vous aimez les écharpes? Vous adhérez au slogan: « le gras c’est la vie »? Ce podcast est fait pour vous!
Vous avez remarqué que des fois, dès le titre, on sait plus ou moins à quoi on risque d’avoir à faire? Arrêtons-nous deux secondes sur cette figure de style ultra complexe qui donne son identité au podcast en question.
On est sur de la boucherie charcuterie française, une recette à base d’escalope de veau et de farce grasse culturellement emblématique de la richesse de notre belle cuisine, l’intitulé est relevé d’une touche anglo-saxonne pour en souligner le rayonnement international et d’un trait de sauce et d’humour pour napper le tout en tordant le cou à l’anglicisme attendu à l’oral pour revenir sur le sol de notre beau pays et servir le podcast à bonne température. Bref, vous l’aurez compris, nous sommes à la croisée de la finesse et du gras, le tout généralement très arrosé.
Farce grasse, je déconne pas, c’est vraiment le nom de l’ingrédient et on aurait pu s’arrêter là mais ç’aurait été trop réducteur pour ce podcast délirant.
Jean-Bat et Mass reçoivent à leurs micros quelques énergumènes parmi une tripotée de cinglés plus ou moins réguliers et, dès le début, on a l’impression d’atterrir dans Very Bad Trip, on ne sait pas comment les choses vont tourner, par contre on sait pourquoi.
La formule a pris ses marques et passe désormais par une présentation apéritive des attablés et se poursuit par quelques coups de cœur d’actualité dans tous les domaines. Comme pour le ton, le fond ne connaît pas de limites, on parle de tout ici et c’est la même chose pour le thème qui servira de liant à la sauce ou baignent ces paupiettes de chroniqueurs qui, une fois passés l’apéro et une discussion à bâtons rompus autour du sujet choisi, se lanceront dans une compétition sans merci pour gagner l’écharpe emblématique de l’émission.
Car oui, ce qui fait le corps de l’émission relève de la compétition acharnée pendant laquelle il est presque aussi difficile de comprendre l’établissement des scores que de répondre aux questions liées au thème du jour. Cette partie quizz, toujours sur le thème établi qui va du sport à la fin du monde en passant par la Lorraine et autres régions de France, porte sur des news insolites récentes, prétexte a divagations, jeux de mots et autres digressions qui donnent soif. Ça cause, ça rigole, ça cause, ça meurt de rire et forcément la langue sèche et paf, on boit. L’erreur.
Passées quelques séries de questions l’élocution en prend un coup, et eux aussi par la même occasion. Même si on peut avoir des doutes à cause des voix ou intonations de certains dès le début, ce n’est que beaucoup plus tard que se révèle le degré de fatigue des invités qui, après moult rigolades et délires improvisés achèvent héroïquement le podcast, toujours vivants, toujours debout, en donnant collectivement un titre à l’émission dans la joie du barbarisme et l’amour de la langue.
Ô paupiette.

Informations pénibles mais pratiques:
Mensuel | Environ 1h | iTunes | Podcloud | Soundcloud | Twitter | Facebook

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Podcastore


Vous aimez les p’tits clous? Vous aimez les barrages en bois sur les rivières et porter une toque en moumoute? Ce podcast est fait pour vous.
Mis à part être une contraction de termes anglo-saxons pour faire un énième jeu de mots sur le média (on leur pardonne, en français ça aurait donné « baladopermarché » ou « baladopicerie », qui sont quand même super à chier il faut l’avouer), le podcastore s’est imposé comme LA référence des podcasts SUR les podcasts. En fait bah heu, ils étaient un peu là avant hein, pile au moment où il le fallait et comme ils ne faisaient pas trop de la merde et que les podcasteurs sont tous en manque de reconnaissance eeeeh ben ça a marché. Car oui, on peut le supputer, l’audience du podcastore était constituée à la base d’une majorité de podcasteurs qui, en manque d’outils statistiques pour s’entendre dire qu’ils avaient trois poditeurs de plus que l’autre con qui fait la même chose dans sa cave mais avec un micro qui grésille et un chien enfermé dans une pièce attenante qui résonne, se tournaient donc vers une émission qui leur faisait découvrir qu’ils n’étaient pas seuls. À la manière d’un forum jeux video qui fait s’aimer les trolls entre eux dans une haine commune de tout ce qui n’est pas mâle, blanc, boutonneux et les mains pleines de kleenex, le podcastore fait se rencontrer des podcasteurs passionnés par leurs bricolages audio et, miracle, l’audience grandit. Le public, non équipé de micros mais seulement de casques, semble peu à peu suivre ce joueur de flûte qui lui ouvre le chemin hors les murs des ondes habituelles vers un univers insoupçonné rempli d’autant de pâles copies que d’innovants concepts ou de pépites auditives. Les chroniqueuses et chroniqueurs (désolé pour les longueurs mais mon iPad n’a pas eu la mise à jour « écriture inclusive », je l’ai pas ce fichu point noir sur mon clavier) du podcastore font désormais le tri dans la meute grossissante du Podcast Indépendant Français (PIF) et nous présentent en un mini concours de popularité, un podcast chacun par émission dont un seul sera élu comme le plus attractif. Cette partie principale est généralement précédée par des podcanews qui, comme leur nom l’indique, présentent les dernières nouvelles du monde des podcasts et suivi par, oh surprise, un jeu de mot qu’ils n’ont pas fait mais comme je n’ai pas de race j’y vais: un Pod50, classement des contenus les plus écoutés et/ou ayant eu les meilleures progressions suivant un outil statistique en rodage permanent, souvent contesté, jamais égalé, tout du moins pas encore parce que Podtrac pointe son nez et qu’iTunes est censé bosser sa copie.
Bref, vous l’aurez compris, si vous voulez élargir votre bibliothèque de podcasts en suivant de bons conseils, vous tenir au courant de l’actualité podcastique ou écouter de ponctuels débats sur ce même univers, les liens sont ci-dessous.

Informations pénibles mais pratiques:
Bimensuel | Entre 35min (vieux épisodes) à 1h50 | iTunes | Podcloud | SoundcloudTwitter | Facebook

La diagonale du vide

Vous aimez les grosses cordes en chanvre des cloches d’église? Les ficelles du rôti patates de mémé le dimanche, le raphia des plants de tomates sur leur tuteur?
Ce podcast est fait pour vous.
« La diagonale du vide est une large bande du territoire français allant de la Meuse aux Landes où les densités de population sont relativement faibles par rapport au reste de la France ». Benoit Giraud la repeuple en s’enregistrant par bribes, petits bouts de ficelle, restes de cordelettes traînant dans un coin d’atelier de planches et de tôle ondulée chez un artisan aux doigts noueux perdu dans la campagne, il la parcourt en illustrant le lien social avec des sons. C’est ce lien qui est au cœur de tous ces instantanés sonores pris sur le vif, souvent en cachette, riches de vérité comme ces vieilles photos trop floues pour mentir.
On passe d’une place de village où à lieu un concert un soir d’été, bruit de foule, rires et musique en décor d’une conversation captée plus près, on est là, présent, au milieu de cette scène puis Benoit nous emmène ailleurs, au bord d’un ruisseau, en randonnée, en promenade ou en visite d’un site particulier. Avec un interlocuteur qui ne sait probablement pas que ses paroles seront entendues par des inconnus ou bien en simple monologue, le temps de faire le point sur le podcast, un chantier en cours (car il est vitrailliste si j’ai bien compris), une réflexion personnelle ou un coup de cœur, régulièrement musical. Cet objet sonore autant peuplé de silences, de voix et d’accents que de bruits de feuillage, de vent ou d’échos d’églises reste une expérience chaque fois singulière, ni fauchée ni tape à l’œil, un moment de calme dans la tempête qui nous rappelle qu’un autre rythme est possible si on prend le temps de se poser.

Pendant qu’on imagine ces lieux, ces personnes et ces ambiances, Benoit, lui, à chaque intro, nous imagine en position d’écoute, tombant forcément juste pour au moins l’un des poditeurs, on réalise alors qu’on est plusieurs à partager ce moment, et c’est bien.

Informations pénibles mais pratiques:
Bimensuel | Entre 10 et 20 min| Site | iTunes | Podcloud | SoundcloudTwitter | Instagram

Ozef

Vous aimez rester dans le noir mais vous vous battez les reins de ce qu’il y a sur l’écran? Vous aimez les films mais ne pouvez pas blairer les avis pompeux des étudiant.e.s en cinéma ou les critiques masqués emplumés? Ce podcast est fait pour vous.
Grand vent de fraîcheur dans la critique ciné grâce au format podcast. Enfin un spectateur lambda peut répandre son avis, et donc enfin, on peut s’identifier à lui face au film pour peu qu’on ait l’impression de partager les mêmes goûts.
Attention, je ne dis pas que le type est inculte, ça j’en sais rien, peut-être, c’est pas le sujet, je m’enfonce là, mais c’est juste qu’il a l’humilité de ne pas étaler une culture cinématographique aussi boursouflée que les pop-corn que je ne supporte pas que les autres bouffent en pleine séance et qui divertirait de l’objet premier de la critique: le ressenti.
Et quel ressenti, « à chaud et en quelques minutes sur un film dont personne ne parle et dont tout le monde se fout » sauf lui. Telle est la devise du Podcast, heureusement un peu tordue dans tous les sens pour s’adapter aux sorties et ne pas parler uniquement de films Ouzbèques sous-titrés en Tadjik, ce qui aurait été rigolo cinq minutes mais bon, pfiouu.
Parce que le concept est marrant, certes, mais la mise en forme l’est tout autant. On tombe à nouveau (et ça a l’air d’être la règle dans les Podcast originaux) sur quelqu’un qui a quelque chose à dire mais aussi sa façon à lui de la dire. Et quelle façon. Je l’ai dit mais je le répète pour ceux du fond qui lisent ça vite fait du coin de l’œil parce qu’ils ont cliqué un peu par hasard parce qu’ils glandouillaient sur twitter au lieu de bosser et que cette phrase est trop longue et sans virgule pour qu’ils la comprennent et vont donc devoir la reprendre au début c’est bien fait pour eux haha z’avez qu’à être attentifs au lieu de relayer des trucs à la con relayez donc les trucs cool que vous aimez. Le concept est marrant certes, mais le mec d’Ozef l’est tout autant. Son phrasé franc et frais fait de phrases sans emphase mais d’impros avec accros et d’hesitations sans filet rattrapées sans prétention par des pirouettes, le tout avec le flow d’un apprenti rappeur qui en profitera pour s’entraîner avec cette phrase tiens.
On passe de films vraiment osef à d’autres pas du tout, de catastrophes à de bonnes surprises mais toujours sur un ton tellement simple et compréhensible que, ça paraît dingue mais on ne l’a jamais entendu nulle part ailleurs, et ça risque paradoxalement de continuer vu le taux d’invention au fil des épisodes. Le mec a clairement peur de lasser ou de s’ennuyer mais sans tomber dans la surenchère, jusqu’ici on est sur de l’humour drôle (bien joué!) et sans prétention (bien joué mais sans applaudissements). Bref, c’est toujours comme ça quand j’aime bien, je pense que je n’ai rien à dire et finalement j’arrive pas à m’arrêter de peur de ne pas assez bien le « vendre ».
Vous l’aurez compris, Ozef ne l’est pas du tout. Jetez vous dessus, c’est pas long, souvent drôle et, pour ce qui me concerne, super attachant.

Informations pénibles mais pratiques:
Hebdomadaire | Entre 10 et 20 min | iTunes | Podcloud | Soundcloud | Twitter | Facebook

#2050 Le podcast


Vous aimez leshoverboards, les DeLoreans, les sociétés utopiques sans travail parce que les robots font tout à votre place bande de fainéants? Ou alors vous êtes plutôt Georges Orwell, Robocop, Terminator ou Stephen Hawkins et il nous reste une quarantaine d’années à vivre et après ce sera bien fait pour notre gueule d’inconscients egoistes qui foutent en l’air la planète?
Dans les deux cas, ce podcast est fait pour vous.
Rebecca Armstrong, en plus d’avoir un nom qui claque à l’américaine, a un concept d’émission original qui vaut le détour.
Chaque semaine elle interroge une personne sur son domaine d’expertise, d’abord aujourd’hui, histoire d’en faire une rapide présentation puis à l’horizon 2050, et là mes cocos, on rentre vraiment dans le gras du sujet, dans ce qui fait tout l’intérêt du podcast, dans la prospective, oui, dans le futur mon cher Marty, le – fu-tuuuur. Ni trop près, ni trop loin. Juste un intervalle qui permet d’envisager des changements significatifs dont on n’a pas encore vraiment idée mais assez proches pour être en prise avec notre société actuelle et avoir l’air réels, un peu comme les voitures volantes de l’an 2000 dont on rêvait encore dans les annees 80, ou le retour improbable de la barbe et de la crête dans un seul et même look. Tout ça, évidemment, si un timbré à moustache, un roux lippu, un coréen au bol, un borgne, sa fille ou un jeune arriviste aux dents longues ne vient pas foutre le bordel, mais même ces éventualités peuvent surgir dans la discussion puisque tous les domaines peuvent passer au micro. De l’entrepreneur à l’enseignant en passant par l’associatif ou l’artiste, chacun donne sa vision en fonction de son activité mais également de son tempérament ce qui donne autant de visions différentes que d’invités. C’est l’autre intérêt de ce podcast, Rebecca rencontre des personnes tellement variées qu’on envisage le futur sous des angles vite inédits. On sort du cliché geek nano tech transhumanisme et autres sujets passionnants pour enraciner cette réflexion dans notre quotidien, et ça bah on y pense jamais à comment on fera nos courses ou la bouffe dans 30 ans, ou bien à quoi ressembleront l’école ou le journalisme, le rapport à la pauvreté ou à l’agriculture. Tellement de champs des possibles que ça donne envie d’y être ou au moins d’y arriver, pour voir si on s’améliore, juste un peu.

Informations pénibles mais pratiques:
Hebdomadaire | Plus de 20 min mais moins de 30 | iTunes | Stitcher | Soundcloud | Le site de #2050 | Twitter | Facebook

Pardon maman


Vous êtes un peu débile? Faut absolument tout vous expliquer longtemps? Vous avez une culture générale de merde? Ce podcast est fait pour vous (ce qui veut dire qu’il devrait vous convenir hein, pas qu’ils le fabriquent exprès pour votre pomme hein, on s’est compris?).
Passés quelques mots d’intro et un générique qui fait secouer la tête en souriant parce qu’il pète sa race et arrive juste après des gros mots on y est. La fine équipe se présente et, bien qu’elle varie et soit encore appelée à varier (…à changer quoi, ça veut pas dire qu’elle pue), elle se constitue généralement de quatre ou cinq intervenants qui ont pour mission de rendre chacun un sujet vulgaire. Alors là bon, c’est comme quand j’ai vu la tagline du podcast, je me suis dit qu’il y avait tromperie sur la marchandise parce qu’à part un sujet sur les gros mots du capitaine Haddock y avait pas franchement de quoi s’offusquer mais bon. Passée la déception du manque flagrant de grossièretés on ne peut que se féliciter de la présence d’intelligence. Entre les différents membres de l’équipe déjà, dans ce cas on dit qu’elle est bonne, et dans chaque sujet abordé également, c’est de la bonne. Le ton, l’ambiance et les thèmes choisis font que tout glisse parfaitement entre sujets historiques, scientifiques ou societaux plus ou moins lourds, les anecdotes égrenées tout du long ainsi que les interventions des autres transforment quasiment un cours magistral en discussion de bistrot où l’on apprendrait des choses tout en s’en souvenant le lendemain et sans le mal de crâne. Dès le premier numéro j’ai été bluffé et j’attends toujours impatiemment ma prochaine récré de culture générale avec les potes de mes oreilles. Par contre j’ai toujours pas la vanne du titre, j’ai peut-être mal ecouté, pardon à vous.

Informations pénibles mais pratiques:
Bimensuel | environ 1h30 | iTunes | Deezer | Podcloud | Le site de Pardon Maman| Twitter | Facebook

Fruits de la station

Vous aimez les fruits? Vous aimez les stations? Ce podcast est fait pour vous.
Oui bon je sais, on va me dire que c’est un poil faiblard comme intro cette fois, ça paraît très con dit comme ça mais c’est un peu le principe. Laissez votre cerveau avec vos clés sur le guéridon dans l’entrée de chez mémé. Ce podcast est juste joyeusement fait par deux joyeuses personnes qui sont là pour être heu… joyeux. Et c’est tout. Jean-Bierre Bernaut et Ritchie Bouze ne vont pas chercher bien loin leurs réparties, blagues et bêtises ni leurs enchaînements et digressions hasardeuses mais c’est ce qui fait toute leur fraîcheur et donne toute la légèreté, la naïveté et la jubilation de ce podcast anti-prise de tête. La première de ces blagues étant un vouvoiement continu de ces deux complices rigolards qui donne un ton tout particulier à leurs échanges. Ça commence généralement par des retours sur leurs dernières séances cinéma et, bon, on va être clair tout de suite: l’ambition n’est pas du tout de refaire le masque et la plume. On est plutôt dans du « ouais c’était pas mal sauf que lui y joue comme une merde molle » ou du « je devais voir le dernier Assayas mais finalement y avait Fast and Furious ». L’avantage c’est que ça enchaine vite, on ne s’éternise pas puisque tout est prétexte à rebondir sur un jeu de mot lamentable ou une référence qui conduit à un autre sujet, toujours en gloussant. En fait c’est pas un podcast, c’est un trampoline à vannes. Nos deux types essaient ensuite de caser des « chroniques » dans cette heure de galopade mais bon, mis à part le fait d’avoir écrit quelques lignes sur un papier et d’essayer de s’y tenir pendant un peu plus longtemps, la différence avec le reste de l’émission n’est pas suuuper flagrante (point sympa: ça reste rigolo). Ils tentent donc un ou deux focus chacun sur des sujets choisis qui tournent vite en mode quizz, puis vient le moment du maxi-pitch, Ritchie raconte un film à Jean Bierre qui doit deviner s’il existe ou pas et enfin, parfois, un message de poditeur dont on n’entendra pas tout vu qu’ils parlent dessus. Je ne vois même pas pourquoi j’essaie de résumer le déroulement, il faut juste essayer, on accroche ou pas. Moi, à chaque fois, je me retrouve dans la peau de Philippe Bouvard, à sautiller des épaules en gloussant pendant qu’ils déblatèrent leurs trucs en rigolant.
Un Podcast plus proche d’une blanquette de veau que d’un succès si on en croit leur épisode 8.

Informations pénibles mais pratiques:
Plus ou moins mensuel | environ 1h30 | iTunes | Soundcloud | Podcloud | Le site de Fruits de la station | Twitter | Facebook